Crédit et Religion

manifeste du survivalisme familial2 Crédit et Religion

CREDIT ET RELIGION
L’homme moderne accuse une inquiétude notable vis à vis de l’importance croissante des crédits bancaires dans le fonctionnement de la société.
Qu’en était-il des sociétés anciennes et plus particulièrement de l’avis des grandes religions humaines.

  • les trois grandes religions du Livre

Je citerai ici les trois religions du Livre, autrement les religions de la Bible : chrétienté, islam et judaïsme.
Il existe un point commun troublant entre ces trois grandes religions : les sages qui en ont édicté les principes avaient spécifié que le crédit usurier, c’est à dire le crédit avec taux d’intérêt, était interdit. En clair, il est interdit par ces trois grandes religions humaines de prêter de l’argent et d’en tirer un revenu en échange.
« Si l’homme peut gagner de l’argent juste en possédant de l’argent, la société humaine va à sa perte », pourrait être la traduction de l’injonction des créateurs de grandes religions humaines.
La religion chrétienne, l’islam et le judaïsme considèrent que demander des intérêts à son prochain est lié à un besoin d’emprise sur lui, afin de l’avilir. La notion d’accroissement de valeur obligatoire liée à ces intérêts (on rembourse la somme + des intérêts donc la somme initialement empruntée doit forcément apporter une valeur ajoutée) était jugée malsaine pour la société humaine.
Il est vrai que faire un emprunt pour payer des soins médicaux urgents et coûteux, pour acheter un canapé en cuir, pour partir en vacances, pour repeindre les murs de la chambre,…, n’apporte aucune valeur ajoutée et donc la difficulté à rembourser somme+intérêt prend tout son sens : les trois grandes religions voulaient protéger les plus faibles de ces situations critiques et forcément avilissantes (l’emprunteur se met de fait en position de demandeur, de serviteur qui devra réaliser toutes sortes de tâches obligatoires afin de rembourser son crédit).

  • le cas spécifique de la finance islamique

La finance islamique est spécifique du fait de l’obligation de respecter des règles et principes dictés par la ‘charia’, l’éthique musulmane. Il faut noter que c’est un précepte qui n’est suivi que par une très faible part des musulmans du monde, au même titre que les grandes règles des autres religions ne sont souvent pas respectées par leurs adeptes ou sympathisants. Néanmoins, ce précepte a le mérite d’exister et donc nous pouvons nous en inspirer. La charia spécifie qu’il doit y avoir partage des pertes et des profits, un placement doit correspondre à un actif réel (immobilier, action,…), les investissements considérés comme impurs, tels que le jeu, l’alcool ou l’armement sont prohibés et les intérêts sont interdits ainsi que toute spéculation. Ainsi, la charia, dans le cadre de la finance islamique, interdit les prêts avec intérêts. Les obligations islamiques, aussi appelées ‘sukuks’ doivent répondre à tous ces critères.



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