LES SURVIVALISTES aussi appelés PREPPERS : ILS SE PREPARENT A LA FIN DU MONDE
Découvrons ensemble sur Terre-nouvelle.fr et en détails ce mouvement : le survivalisme.
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- Ils attendent la fin du monde
Les preppers, aussi appelés les survivalistes, se préparent à la fin du monde.
Comment survivre à la fin du monde ou tout du moins comment survivre à la fin de la civilisation humaine existante, voilà leur préoccupation première. Leur spécialité : faire face aux plus importantes catastrophes avec, d’un côté, les prévoyants qui stockent, engrangent denrées et connaissances et, de l’autre côté, les pourvoyeurs de conseils et d’objets utiles.
De nombreux cas de fins du monde annoncées ont parsemés notre histoire : millénaristes qui pensent que le monde s’arrête à chaque changement de millénaire, bug de l’an 2000, catastrophes naturelles, mais aussi prédictions mayas au sujet de la fin du monde programmée pour 2012, les cas récents ne manquent pas. Des films tels que 2012 ou La Route décrivent cette fin du monde avec un réalisme décapant.
- Mouvements sociaux et guerres
Les survivalistes attendent aussi une fin du monde hors cataclysmes naturels : en effet, ils pensent que, du fait d’une grave crise qui se profile à court ou moyen terme, les mouvements sociaux vont être tels que la civilisation actuelle va vaciller sur ses bases et sombrer en partie.
De nombreux prepares se préparent aussi à survivre après la grande guerre humaine, celle qui selon eux pourrait voir s’affronter les pays occidentaux contre la Russie et la Chine. Le désastre dû à l’utilisation des armes nucléaires serait tel que le monde connu n’existerait plus en tant que tel. Les prepares agissent donc aujourd’hui pour pouvoir reconstruire le monde demain.
- Méthodes des survivalistes ou comment reconstruire le monde d’après
Les survivalistes réfléchissent au moindre détail qui pourrait leur être utile après l’effondrement de la société moderne. Le plus impressionnant : ils mettent en place en continu tout ce qui est nécessaire et suffisant pour faire face à une fin du monde soudaine : ils sont prêts, ne seront pas surpris, et envisagent en permanence tous les scénarios possibles.
Dans un premier temps, ils prônent l’implantation dans une zone isolée, loin des zones urbaines desquelles, selon eux, des hordes de pilleurs affamés vont déferler. Ainsi, isolés, en petits groupes, de préférence assez nombreux pour avoir des sentinelles, des protections pour leurs installations et leurs réserves, les prepares attendent.
Leurs maisons sont de deux types :
- soit ils pensent que quelques mois suffiront au rétablissement de l’ordre général et donc ils enfouissent des bunkers remplis de provisions, aérateurs manuels, lumières sur batteries, eau, mais aussi papiers hygiénique, liquide vaisselle, etc, pour le nombre de personnes dans la famille et pour six mois. Ainsi, un américain a monté un business rentable de tube de 15m de long, 4m de diamètre, à enfouir à 4m de profondeur dans le jardin, équipé d’étagères, de lits, de luminaires et de tout ce qu’il faut pour survivre et à garnir d’un stock de vivres pour six mois.
- soit ils pensent que les autorités en place ne pourront pas rétablir l’ordre, parce qu’elles n’existeront tout simplement plus. Ils pensent alors qu’il est de leur devoir et de leur ressort de reconstruire la civilisation humaine. Leurs maisons, toujours dans des recoins isolés, sont autonomes en énergie et en eau. Ils se regroupent en petite communauté dans le but d’avoir autour d’eux les compétences nécessaires à la reconstruction du monde. L’effondrement des structures humaines implique pour eux le besoin de connaître « comment faire », le fameux « how to » en anglais.
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Ils traquent toutes les informations utiles au bon fonctionnement d’une société humaine. On pense ici aux voyages spatiaux prolongés dont les organisateurs sont confrontés aux mêmes questions, Bernard Werber a écrit sur cette problématique l’excellent : le papillon des étoiles, à lire. Les survivalistes cherchent à connaître comment faire tout ce dont l’humain pourrait avoir besoin pour survivre et rétablir un monde civilisé : l’agriculture, l’élevage, la sidérurgie, l’affûtage, la construction en bâtiment, le recyclage des matériaux, le traitement de l’eau, la médecine, l’enseignement, la connaissance des plantes, l’art de tisser… En général, ces communautés sont fermées : elles ont déjà prévu des règles d’acceptation des arrivants d’après le cataclysme : ne pourront se joindre à eux que ceux qui apporteront compétence ou nourriture « pour ne pas compromettre la survie du groupe ». |
- cas où les méthodes survivalistes s’avèrent utiles
Il est évident qu’après les tremblements de terre à Haïti, que lors des raz de marée, des inondations critiques et autres catastrophes naturelles, les méthodes des survivalistes sont utiles et fondamentales. Mais, en urbain ou simplement et profond amoureux du luxe de la modernité, nous pouvons tous être victimes de petits problèmes. Dans ces cas là, il est beaucoup plus confortable d’avoir agi avec un minimum d’inspiration survivaliste.
Voici un exemple tout bête mais qui est amené à se répéter :
Nous avons été victime en hiver d’une coupure prolongée de courant : heureusement que nous avions un poêle, du bois, des allumettes et des bougies. Nous avons pu manger et ne pas mourir de froid alors que plus rien ne fonctionnait : plus de circulateur pour le chauffage au fuel, plus de luminaire, plus de téléphone (livebox HS), plus de mode de cuisson. Dans notre précédent logement, en location, la situation aurait été beaucoup plus critique : tout était électrique, même l’ensemble des stores. Donc, pas de lumière, pas de chauffage, pas de soleil, pas de téléphone, rien à manger de chaud. Si part dessus ça, vous ajoutez quarante centimètres de neige, une voiture qui ne tient pas la route, pas de pelle pour déneiger, vous êtes dans une situation critique qui peut être difficile à vivre.
- le ‘comment faire’, ou ‘how to’, pour chacun
On retrouve dans les théories survivalistes tous les éléments standards de la crainte ancestrale : perdre l’acquis. Même s’il ne faut pas se persuader du pire, il serait néanmoins intéressant de se pencher sur les méthodes simples pour vivre bien sans l’aide suréquipé de notre civilisation.
Imaginez seulement qu’il vous faille manger et que vous n’ayez qu’un poulet caquetant sous la main : l’attraper, le plumer, le vider, allumer un feu et le faire cuire, nous serions plus d’un au régime et moi parmi les premiers.
Tâchons, en toute simplicité et en temps masqué, non de céder à une folie excessive, mais de nous renseigner sur le comment faire, le how to. Pour beaucoup, cela commence par savoir préparer à manger avec un sac de farine, de l’huile, des œufs et du lait, sans l’aide de Ronald Mac Donald’s, pour d’autres, cela consiste à comment faire pousser une plante avec une graine de haricots, pour d’autres enfin, cela consiste à savoir comment se débrouiller avec une pelote de laine et des aiguilles, pour renouer avec la simplicité et l’utilité fondamentale des savoirs faire.
De plus, les mouvements survivalistes peuvent nous apprendre à réagir et à mieux vivre des situations de crise : coupures de courant, pannes, épidémies, mouvements sociaux. Ces évènements peuvent survenir et le survivalisme propose des solutions simples et basiques : stock alimentaire minimum et varié pour un foyer, couteau suisse et briquet dans la voiture, duvets, bougies et allumettes, toujours quelques paquets de semences pour ceux qui ont un jardin, poêle ou cheminée et stock de bois en complément d’un mode de chauffage plus dépendant des structures, toutes ces recommandations proviennent de façon naturelle des habitudes de nos aïeules. Ne les oublions pas totalement afin de pouvoir faire face même à la plus minime des catastrophes.
A tous les survivalistes, portez vous bien.
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