La fermentation, la distillation et l'alambic

manifeste du survivalisme familial2 La fermentation, la distillation et lalambic

distillation alcoolLA FERMENTATION, LA DISTILLATION, L’ALAMBIC
La possession et l’utilisation d’un alambic sont fortement réglementées en France.
A moins de vouloir en faire son métier ou un revenu d’appoint il n’est pas recommandé d’en posséder tant les formalités sont contraignantes.
Pourtant en terme de survivalisme ou de résilience il s’agit d’une connaissance fondamentale à avoir et à préserver.
Faisons ensemble un point de manière à en rappeler au moins les principes sur www.terre-nouvelle.fr.

  • Pourquoi fermenter et distiller

Dans une optique résiliente avoir un minimum de connaissance sur la distillation est primordiale. La distillation permet la fabrication d’alcool à usage médicinal ou de boisson, mais également pour la conservation ou comme combustible ou carburant. Mais la distillation permet également de fabriquer des huiles essentielles. Même si vous ne consommez pas d’alcool à titre personnel rappelez vous que c’est une valeur sûre pour le troc. La littérature francophone sur la distillation n’est pas très abondante, j’ai retenu le livre L’alambic : L’art de la distillation : alcools, parfums, médecines La fermentation, la distillation et lalambic de Mathieu Frécon qui explique tous les détails de la fabrication d’alcool.


L’Alanbic, l’art de la distillation

fermentation des fruits

  • La fermentation

La fermentation est une réaction chimique qui dégrade le sucre en alcool en présence d’organismes vivants (lévure ou bactérie) et en l’absence d’oxygène.
En pratique, on l’obtient en remplissant un tonneaux de fruits ou de n’importe quel autre produit sucré. Le tonneaux doit être rempli au maximum pour laisser le moins d’oxygène possible.
Le tout doit être fermé hermétiquement.
Les fruits contiennent leur propre levure qui permet une fermentation sans rien ajouter.
On peut également obtenir une fermentation à partir de sucre. Dans ce cas on ajoute de la levure.
D’ailleurs, on peut également en ajouter aux fruits pour augmenter le rendement. Cette approche n’apporte rien d’un point de vue survivaliste nous la laisserons donc de coté.
La fermentation commence en fonction du produit traité en quelques heures ou quelques jours et dure plusieurs semaines.
Lors de la fermentation, le sucre se décompose en alcool et en gaz (CO2) se qui entraine une augmentation de volume et donc de pression dans l’espace clos du tonneaux.
Afin d’éviter l’éclatement du tonneau, il convient de libérer ce gaz. Pour cela, il existe plusieurs solutions. Les anciens ont l’habitude d’ouvrir brièvement le couvercle pour libérer la pression sans faire rentrer d’air et donc d’oxygène.
On peut également utiliser un clapet qui permet la sortie du gaz sans laisser passer d’oxygène dans l’autre sens.
Une bonne solution consiste à prévoir une sortie par le haut du tonneaux qui se prolonge par un tuyau qui fini immergé dans un récipient d’eau. Ainsi le CO2 causant la surpression peut s’échapper en faisant des bulles mais sans laisser passer l’oxygène.
Ce principe permet de contrôler la fermentation. La fermentation commence dès l’apparition de bulles et est terminée lorsque plus aucune bulle ne s’échappe.
Ainsi présenté, la fermentation peut très bien être réalisée avec les moyens artisanaux que nous avons sous la main.

distillation à l'ambic

  • La distillation

La distillation consiste à séparer l’alcool ou plutôt les alcools de la « soupe » issue de la fermentation.
Le principe en est simple : on chauffe à feu doux le résultat de la fermentation dans une « marmite » close. L’évaporation ainsi obtenue n’a pas d’autre issue qu’un tube raccordé à un serpentin.
Ce serpentin est refroidi par de l’eau froide. Le produit de l’évaporation est donc condensé et récupéré à la sortie du serpentin.
L’alcool (éthanol) qui nous intéresse n’est pas le seul produit de cette évaporation. On le sépare des autres composant grâce à sa température d’évaporation (autour de 78°).
L’élévation progressive de la température par feu doux est importante à cet effet. Elle permet de séparer trois phases :
la tête est la partie qui s’évapore en premier, elle contient le fameux méthanol qui rend aveugle. On la reconnait à son odeur de solvant. Elle doit être jetée. On l’obtient entre 60° et 78°
Le corps ou bon distillat est le bon alcool, il s’obtient autour de 78°.
La queue vient en dernier, elle contient des substance moins volatiles plus visqueuse. Elle doit être jetée.

  • La repasse

La repasse consiste à redistiller le résultat de la première distillation.
Le but de la repasse est d’augmenter le taux d’alcool.

schema distillation huiles essentielles

  • Fabriquer des huiles essentielles

La distillation des huiles essentielles est une variante de cette version. Plutôt que de chauffer des fruits fermentés, on chauffe de l’alcool, de l’eau ou un mélange d’alcool et d’eau.
En s’évaporant l’alcool ou l’eau traverse un étage supérieur rempli des plantes dont on souhaite extraire les huiles essentielles.
A la sortie du serpentin, on récupére les produits condensés dans un récipient séparateur, l’huile flotte à la surface : ce sont les huiles essentielles.

Intéressant non ?
Bien sur toutes ces informations ne sont données qu’à titre informatif. Il est intéressant de savoir comment ça marche, et savoir que cela peut être fait avec du matériel de cuisine un peu bricolé.

Mais ne le faites pas vous même sans vous être assuré de toutes les autorisations nécessaires.

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